Introduction
Ne pas arriver en retard à l'école... Prendre son train... Ne pas manquer son émission favorite à la télé... Nous savons tous combien il est important de pouvoir connaître l'heure exacte dans la vie quotidienne.
Ce que nous savons sans doute un peu moins c'est que le geste anodin qui consiste à jeter un coup d'oeil à sa montre est une habitude relativement récente. Pendant des siècles, on a dû se contenter de grosses machineries qui ne donnaient qu'une réponse approximative à la question du temps. En plus, la connaissance du temps était réservée à une élite car elle était en même temps un instrument de pouvoir. L'invention de l'horlogerie puis des montres n'a pas tout de suite changé cette situation. Les montres étaient particulièrement chères et elles étaient un symbole de supériorité sociale pour celui ou celle qui la portait.
Ce n'est qu'au XXème qu'est apparue la montre-bracelet, portée au poignet. Auparavant la montre était portée en pendentif, à la ceinture, dans la poche et toujours comme un véritable bijou.
L'industrie horlogère requiert une forte dose d'innovation, de dextérité, de patience et de créativité, assortie d'un sens des affaires certain. Autant de qualités dont les Suisses aiment à s'enorgueillir. Dès lors, il n'y a rien d'étonnant à ce que cette activité ait trouvé un terreau particulièrement fertile en Suisse.
Souvent malmenée depuis son apparition, l'horlogerie suisse ne s'est jamais laissée abattre par les défis que lui lançait la modernité. C'est ce qui lui vaut une remarquable continuité, des premières «montres à secousse» jusqu'aux horloges atomiques. Aujourd'hui le challenge continue et il a plusieurs facettes: toujours plus petit, toujours plus complexe, toujours plus fiable.
Le temps ne s'arrête jamais; la créativité des horlogers, à l'heure où la compétition internationale fait rage, non plus...

