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Drogues dures

L'attitude relativement libérale de la Suisse est issue de plusieurs décennies de confrontation avec le fléau des drogues dures, en particulier l'héroïne. Au cours des années 80, la scène ouverte de la drogue à Zürich avait acquis une triste notoriété internationale, avant d'être finalement fermée en 1995.

Cette expérience a montré qu'une politique basée uniquement sur la répression n'apportait guère de solutions au problème. La politique actuelle de la drogue en Suisse est basée sur quatre piliers: prévention, thérapie, réduction des risques et répression. Les autorités ont introduit un programme de distribution de méthadone aux héroïnomanes sous contrôle médical. De nombreuses critiques ont fait valoir que ce programme ne faisait que remplacer une dépendance par une autre. Pourtant, ses défenseurs affirment que la prescription de méthadone a nettement amélioré la qualité de vie des toxicomanes; elle a en outre permis de réduire le nombre de décès par overdose et d'enrayer la progression du virus HIV au travers des seringues contaminées.

L'arrivée de la mode «techno» au milieu des années 90 a apporté avec elle de nouvelles drogues de synthèse, dont la plus célèbre est connue sous le nom d'«Ecstasy». Ces stupéfiants sont en général produits dans des laboratoires clandestins. Leur composition chimique complexe est souvent ignorée des personnes qui se chargent de leur vente. La consommation simultanée de ces substances avec d'autres drogues dures telles que le LSD ou la cocaïne peut se révéler très graves.

On estime le nombre de toxico-dépendants en Suisse à 30'000 personnes. Selon les chiffres de l'Office fédéral de la police, 182 décès ont été causés par une consommation de drogue en 2004. Depuis le record de l'année 1992 (419 décès), la tendance est cependant à la baisse.

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