Les cantons
Dans certains cantons on parle français, dans d'autres l'allemand. Dans d'autres encore, on utilise ces deux langues. Il en est un (le Tessin) où l'on parle italien et un autre (les Grisons) où l'on parle allemand, italien et romanche.
Certains cantons, comme Genève, ne sont pratiquement constitués que d'une ville, et d'autres, comme Uri, sont pour l'essentiel formés de montagnes et de vallées.
La dimension et la densité de population varient considérablement d'un canton à l'autre. Bâle-Ville, par exemple, avec ses 37 km2 compte presque autant d'habitants (184 950) que le plus grand d'entre eux, les Grisons, dont la population (192 621) se répartit sur 7 105 km2 et dans 150 vallées. Celui de Zurich enregistre plus d'un million d'habitants, alors que d'autres - comme Appenzell Rhodes-Intérieures, avec ses 15 688 habitants - pourraient rassembler toute leur population sur un stade de football.
Tous ne sont pas des entités territoriales et sont parfois dotés de petites enclaves entièrement entourées par le territoire d'autres cantons. Certains cantons peuvent se prévaloir d'une riche histoire en tant qu'entité autonome de la Suisse ; d'autres se sont joints à eux plus tard ou se sont dissociés des cantons existants. Le cas le plus récent est celui du Jura, qui s'est séparé du canton de Berne en 1979.
Mais la composition de la Suisse n'est pas figée à jamais. Par exemple, en 2002 les citoyens de Genève et de Vaud furent invités à se prononcer sur une éventuelle fusion de leurs deux cantons - proposition qu'ils ont pourtant balayée d'un non massif.
Liens sur ce sujet
- Population résidante par canton Office fédéral de la statistique
- Portraits régionaux Office fédéral de la statistique
- Banque de données des cantons et villes suisses Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP)
- Site officiel Institut du fédéralisme

