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Dissensions au sein de la Confédération

Nicolas de Flüe, représenté sur une paroi de l'église de Flüeli-Ranft, canton d'Obwald (nouvelle fenêtre)

Nicolas de Flüe, représenté sur une paroi de l'église de Flüeli-Ranft, canton d'Obwald.© julia slater / swissworld.org

Serment confédéral lors du Convenant de Stans (nouvelle fenêtre)

Serment confédéral lors du Convenant de Stans. Partie du cycle pictural historique peint par Humbert Marechet en 1585-1586 (Salle du Grand Conseil de Berne).© Bern Historical Museum

L'expansion de la Confédération ne se passe pas toujours sans difficultés. Au début, l'opposition commune à l'Autriche cimente l'alliance mais au fur et à mesure que la menace autrichienne diminue, les membres sont tentés de défendre en priorité leurs propres intérêts. Pendant le XVème siècle, des dissensions internes menaceront à cet égard la survie même de la Confédération.

Zurich contre tous

Le premier conflit, qui opposera Zurich et Schwytz, porte sur l'héritage du dernier comte du Toggenbourg, qui meurt en 1436. Des arbitres sont nommés mais Zurich refuse d'accepter leur sentence et adresse même un appel à l'aide à l'Autriche.

Le conflit couve pendant plusieurs années et en 1444, l'Autriche persuade des mercenaires français d'aider les Zurichois dans leur combat. C'est l'affrontement avec les troupes de la Confédération, vaincues lors de la bataille de Saint-Jacques-sur-la-Birse.

Un traité de paix ne sera conclu qu'en 1450. Zurich renonce à son alliance avec l'Autriche.

Villes contre campagnes

La seconde menace qui mettra en péril la survie de la Confédération est la conséquence de tensions politiques et sociales qui couvent depuis un certain temps déjà.

Les membres de la Confédération avaient toujours eu le droit de conclure leurs propres alliances. Mais à la fin des guerres de Bourgogne (1477), les membres 'urbains' concluent tant d'alliances avec d'autres villes que les membres 'ruraux' prennent peur, craignant un bouleversement de l'équilibre régnant au sein de la Confédération.

Les 'cantons-campagnes' comme on les appelle généralement sont pour leur part inquiets de voir que le centre du pouvoir se déplace vers l'ouest, Berne jouant un rôle plus important que jamais dans la conduite des affaires de la Confédération.

Parmi les sujets de désaccord, le désir des 'cantons-villes' d'améliorer le statut des villes 'alliées' de Soleure et de Fribourg et d'en faire des membres à part entière de la Confédération.

Un compromis sera finalement trouvé sous la forme du Convenant de Stans, conclu en 1481 suite à la médiation de l'ermite Nicolas de Flüe, connu dans le grand public sous le nom de 'Bruder Klaus' (Frère Klaus).

Soleure et Fribourg deviennent les 9e et 10e membres à part entière de la Confédération.

«Le Dauphin interdit à l'armée de s'en prendre à tout Confédéré blessé gisant sur le champ de bataille. Il déclara aux hommes de Bâle qu'ils pouvaient enterrer leurs morts conformément à leurs coutumes car leur courage leur avait fait mériter l'exercice de ce droit. Il leur permit également de ramener en ville pour les soigner tous les blessés qu'ils pourraient retrouver... L'un des blessés venait de Glaris. Ce sera le seul survivant de Glaris. Il avait subi plusieurs coupures et des coups. Soigné à Bâle, il deviendra par la suite Landammann (président des autorités) de Glaris. Il n'y aura aucun survivant d'Unterwald et seulement un de Schwytz. Parce qu'il n'avait pas été blessé, ce survivant-là sera méprisé à Schwytz pour le reste de sa vie.»

Aegidius Tschudi (1505 - 1572) : récit de la bataille de Saint-Jacques-sur-la-Birse

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