Un secteur d’une importance capitale
Après les montagnes et le fromage, la troisième image qui vient instinctivement à l’esprit de la plupart des gens lorsque on évoque la Suisse, c’est à coup sûr les banques. Il n’y a rien d’étonnant à cela : le secteur financier est effectivement d'une importance capitale pour la Suisse. Il contribue pour plus de 10 % à la création de valeur de l’économie helvétique. A la fin de l’année 2011, le nombre d’emplois (équivalents plein temps) générés directement par les banques, les assurances et autres institutions financières s’élevait à près de 211'000, ce qui représentait plus de 6 % de la population active totale du pays.
La notion de place financière se rapporte en général à des centres urbains tels que New York ou Londres, caractérisés par un dense réseau de banques, de sociétés financières, de bourses, de compagnies d’assurance ou encore de maisons de négoce international. Il s’y concentre une multitude de services financiers de toute nature. La place financière suisse s’articule autour de deux pôles principaux qui sont Zurich et Genève, mais les places financières de Bâle et du Tessin jouent également un rôle important pour la Suisse.
Acteurs et services
Les banques sont les acteurs principaux de la place financière helvétique. La gestion de fortune constitue leur activité privilégiée et les banques suisses font partie de l’élite mondiale dans ce secteur : dans le classement des plus grands gestionnaires de fortune au monde, trois banques suisses se situent parmi les dix premiers. Fin 2011, les banques suisses géraient un patrimoine total de près de CHF 5300 mil-liards. En ce qui concerne la gestion transfrontalière de fortunes de clients privés, la Suisse est même le premier acteur mondial (voir tableau ci-dessous), avec 2100 milliards d’actifs sous gestion ce qui corres-pond à une part de marché de 27%.
Les seconds protagonistes de la place financière sont les assureurs. En 2011, ces derniers ont réalisé près de 70% du volume de leurs primes à l’étranger, ce qui témoigne là aussi d’un niveau d’internationalisation élevé. La réassurance, activité qui consiste, pour un assureur, à assurer d’autres sociétés d’assurance, est devenue leur domaine de prédilection. La Suisse occupe le quatrième rang mondial en matière de réassurance.
Hormis cela, la place financière helvétique s’est également hissée à une position importante en comparaison internationale dans les domaines du négoce des devises, du négoce des matières premières et de la gestion des fonds de fonds. En revanche, elle ne joue qu’un rôle mineur dans les secteurs de la gestion des fonds de placement, de la gestion institutionnelle de fortune, de la banque d’investissement, de la banque commerciale et des services bancaires aux entreprises.
Comparaison internationale
Sur le plan international, l’envergure de la place financière helvétique dépasse de très loin l’importance démographique du pays.
Le tableau ci-dessous indique quels sont les plus grands gestionnaires de fortune au monde.
Part des avoirs gérés par le private banking international, 2011
| Source : Boston Consulting Group, 2012 | |
| Suisse | 27% |
| Royaume-Uni | 25% |
| Luxembourg | 6% |
| Caraïbes | 13% |
| Singapour et Hong Kong | 13% |
| Etats-Unis | 8% |
| Autres | 8% |
Liens sur ce sujet
- Chiffres-clés relatifs à la place financière suisse Département fédéral des finances
- Place financière suisse et politique en la matière Département fédéral des finances
- La place financière suisse Association suisse des banquiers
