Syndicats
La Suisse jouit depuis plusieurs décennies d'un climat relativement stable et serein en ce qui concerne les conflits de travail.
Les relations entre les patrons et les salariés sont caractérisés par un principe qu'on appelle la «paix du travail». C'est en vertu de ce principe que la plupart des conflits entre employeurs et employés sont réglés autour d'une table de négociations plutôt que par des mesure de confrontation telles que la grève ou le lock-out.
C'est pourquoi les grèves sont très rares en Suisse. On assiste parfois dans les entreprises à des débrayages, ou grèves d'avertissement n'excédant pas quelques heures.
Le mouvement syndical
Chaque salarié est libre d'adhérer à un syndicat. En 2004, près de 25% des salariés suisses étaient affiliés à un syndicat. En comparaison, ce chiffre ne s'élèvre qu'à 9% en France mais à 60% en Belgique. Les syndicats sont uniquement financés par les cotisations de leurs membres.
L'Union syndicale suisse (USS) regroupe 16 syndicats des domaines de l'industrie et du bâtiment. C'est la plus importante confédération syndicale du pays. L'autre grande confédération s'appelle Travail.Suisse. Elle regroupe 13 syndicats. Il existe en outre de nombreux syndicats indépendants et liés à la protection d'une catégorie particulière de travailleurs: enseignants, employés de bureau, etc.
A l'époque de la mondialisation et de l'ouverture des frontières, les syndicats jouent plus que jamais leur rôle. Ils combattent les délocalisations, c'est-à-dire le déménagement des industries suisses vers des pays avec des coûts de production inférieurs. Ils veillent également à empêcher le dumping salarial, soit un abaissement généralisé des salaires en Suisse, dû à l'arrivée massive de main d'oeuvre étrangère.
Liens sur ce sujet
- Union syndicale suisse USS
- Organisation faîtière des travailleurs Travail.Suisse
