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Culture

Ecrivains germanophones

Le personnage littéraire suisse le plus connu au monde est sans aucun doute Heidi, la petite héroïne des romans pour enfants de l'écrivaine zurichoise Johanna Spyri (1827-1901). Rédigées entre 1880 et 1881, les aventures de Heidi ont rapidement connu une notoriété mondiale: traduites en près de 50 langues, elles furent adaptées en bandes dessinées, dessins animés et séries télévisées. Johanna Spyri a écrit d'autres livres sur des thèmes similaires mais ils sont aujourd'hui tombés dans l'oubli.

L'un des auteurs classiques de la littérature suisse d'expression allemande est Jeremias Gotthelf (1797-1845), qui a dépeint dans ses romans la vie quotidienne des paysans de l'Emmental. Le milieu bourgeois du 19e siècle fut quant à lui décrit par Gottfried Keller (1819-1890). Keller s'opposait d'ailleurs à l'idée d'une littérature nationale suisse: pour lui, seule la langue déterminait la communauté littéraire. Il considérait donc son oeuvre comme appartenant à la littérature allemande.

Au début du 20e siècle, Robert Walser (1878-1956) a été un écrivain pionnier du modernisme et fut beaucoup admiré en Allemagne. Il est pourtant longtemps resté dans l'ombre de ses contemporains Hermann Hesse, Franz Kafka et Robert Musil. D'origine allemande, Hesse (1877-1962) est devenu citoyen suisse en 1923.

En 1919, c'est l'écrivain suisse Carl Spitteler (1845-1924) qui fut récompensé du Prix Nobel de littérature pour sa grande oeuvre épique Olympischer Frühling (Printemps olympique).

Les deux géants incontestables de la littérature suisse du 20e siècle sont Max Frisch (1911-1991) et Friedrich Dürrenmatt (1921-1990). Les deux se sont illustrés par de célèbres pièces de théâtre conçues comme des critiques acerbes de la société suisse bien-pensante de l'après-guerre (Monsieur Bonhomme et les Incendiaires, Frisch; La Visite de la Vieille Dame, Dürrenmatt).

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