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Coutumes hivernales

«Trychle» à Meiringen, dans le canton de Berne (nouvelle fenêtre)

«Trychle» à Meiringen, dans le canton de Berne© swissworld.org

Un beau «Silvesterkläuse» devant une ferme près d'Urnäsch, dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures (nouvelle fenêtre)

Un beau «Silvesterkläuse» devant une ferme près d'Urnäsch, dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures© swissworld.org

Chants de l'Epiphanie ou «Sternsingen» à Flühli, dans le canton de Lucerne (nouvelle fenêtre)

Chants de l'Epiphanie ou «Sternsingen» à Flühli, dans le canton de Lucerne. Des écoliers déguisés en rois vont de maison en maison, accompagnés par le porteur de l'étoile.© swissworld.org

La danse du «Vogel Gryff» à Bâle (nouvelle fenêtre)

La danse du «Vogel Gryff» à Bâle.© swissworld.org

L’hiver suisse est riche en diverses coutumes et traditions qui sont autant de manières de mettre un peu de chaleur dans les mois rigoureux de la saison froide.

Trychle à Meiringen

A l’aube du 26 décembre, les jeunes hommes du village de Meiringen, dans l’Oberland bernois, se réunissent sur la grand place du village, munis de grosses cloches de vaches qu’ils portent à leur ceinture. Jusqu’à la Saint-Sylvestre, les sonneurs de cloches (les «Trychler») défilent tous les soirs jusqu’à n’en plus pouvoir. Le dernier soir, la nuit précédant le passage à la nouvelle année, les sonneurs apparaissent déguisés.

Les masques de la Saint Sylvestre

De nombreuses régions rurales de Suisse ont conservé la tradition des masques pour célébrer la nouvelle année.

D'allure féroce et démoniaque par endroit, les masques les plus connus - portés par les «Silvesterkläuse» de la région d'Urnäsch, en Appenzell Rhodes-Extérieures - représentent généralement des visages de femme et d'homme surmontés de chapeaux à large bord. Le costume traditionnel est complété par une énorme cloche de vache portée autour du cou.

Les «Silvesterkläuse» célèbrent l'année nouvelle d'après le calendrier julien. La tradition remonte à la réforme du calendrier par le pape Grégoire XIII en 1582, un décret de Rome dont ne voulait pas alors la population d'Appenzell, en majorité protestante. C'est ainsi qu'aujourd'hui encore, le 13 janvier de chaque année, les Silvesterkläuse se rendent d'une ferme à l'autre pout y transmettre les vœux de nouvel-an.

Chants de l’Epiphanie

L’Epiphanie, aussi connue sous le nom de Fête des Rois, a lieu traditionnellement le 6 janvier de chaque année. Elle célèbre la visite des trois Rois mages auprès de Jésus nouveau-né à Bethléem.

Dans plusieurs régions de Suisse, la fête est associée aux «Sternsingen», les chants de l’étoile. Ces chants connaissent plusieurs déclinaisons selon l’endroit où ils sont pratiqués mais ont en commun le fait de tirer leur nom de l’étoile qui, selon ce que nous raconte la Bible, aurait guidé les Rois vers le lieu de naissance de Jésus.

Dans la plupart de ces coutumes, les chanteurs sont habillés en rois et déambulent en procession de maison en maison en entonnant leurs chants de circonstance.

Parmi les traditions existant autour de l’Epiphanie, celle qui se déroule dans la haute vallée du Lötschental, située dans le canton du Valais, est considérée comme particulièrement belle. Le 5 janvier, les jeunes hommes vêtus de somptueuses parures royales parcourent les villages sur leurs «chevaux de bataille», des cerceaux de bois recouverts de caparaçons de soie richement brodés. Ils sont accompagnés de deux bouffons, qu’on appelle les «Goigglär», habillés de costumes chatoyants, dont le rôle est de garder leurs chevaux pendant que les rois rendent visite aux notables et aux auberges des villages. L’animation de fait de plus en plus folle au fur et à mesure que le temps passe, car partout les rois se voient offrir du vin.

Le Vogel Gryff à Bâle

La coutume du Vogel Gryff est célébrée dans le Petit-Bâle, la partie populaire de la ville située sur la rive droite du Rhin, traditionnellement rivale de la rive gauche, siège du pouvoir politique et économique. Basée sur un cycle trisannuel, la date exacte de la fête oscille entre le 13, le 20 et le 27 janvier.

Trois figures héraldiques masquées, le «Vogel Gryff» (le griffon), le «Wild Maa» (le sauvage) et le «Leu» (le lion) dansent dans les rues de la ville.

Il s’agit d’une coutume complexe extrêmement ritualisée. Elle débute par une traversée du Rhin effectuée par le Sauvage à bord d’un radeau. Si, lors de sa traversée, le Sauvage tourne le dos au Grand-Bâle, cette attitude est considérée comme une déclaration de guerre de la petite à la grande ville.

Chaque danse commence par un roulement de tambour. Le Sauvage entame le premier sa danse par quatre profondes révérences, dont les pas se succèdent vers l’avant, vers l’arrière, vers la droite et vers la gauche. Le Griffon évolue très lentement en raison de son masque de

Schlittéda en Engadine

La traditionnelle course en traîneau des jeunes célibataires fait partie des joies hivernales des habitants de l’Engadine et des touristes. Un tirage au sort désigne les couples. Les jeunes femmes portent le costume folklorique de l’Engadine, rouge et noir, les jeunes hommes des costumes historiques. Un musicien accompagne chaque traîneau.

Le but de la course et les stations intermédiaires sont fixés avant le départ, un jour de janvier. Au retour de la course, le jeune homme est invité à dîner par sa coéquipière, avant que tous aillent danser toute la nuit.

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